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de l'immigration
et de l'integration

Lors d’une visite lundi d’un centre de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) à Paris, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Pierre Lellouche a expliqué vouloir parvenir à une meilleure concertation avec Bucarest pour endiguer "un trafic d’êtres humains qui touche des enfants et des personnes âgées".

"Trafic d’êtres humains" : un secrétaire d’Etat français en Roumanie

Le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes Pierre Lellouche se rend jeudi et vendredi à Bucarest pour des consultations sur "le trafic d’être humains" et "l’intégration des minorités", a annoncé mercredi le Quai d’Orsay.

Au menu des discussions devrait figurer l’immigration clandestine de milliers de roms en France, dans des conditions sociales très précaires, qui préoccupe le gouvernement et diverses municipalités françaises, avait indiqué lundi M. Lellouche.

Lors d’une visite lundi d’un centre de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) à Paris, il avait expliqué vouloir parvenir à une meilleure concertation avec Bucarest pour endiguer "un trafic d’êtres humains qui touche des enfants et des personnes âgées".

Un trafic, avait-il dit, qui constitue "un dévoiement du principe de la libre circulation" au sein de l’Union européenne. Le secrétaire d’État s’entretiendra avec le Premier ministre Emil Boc, le vice-Premier ministre Marko Bela, le ministre des Affaires étrangères Teodor Baconschi et son homologue Bogdan Mazuru.

Lors de cette première visite française en Roumanie depuis la formation du nouveau gouvernement en décembre, le secrétaire d’Etat abordera "les modalités d’un approfondissement de la coopération" contre le trafic d’êtres humains et "les perspectives de renforcement des politiques d’intégration des minorités en Roumanie, y compris dans un cadre européen", a précisé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero.

Il y a quelque 20.000 Roms en France, dont une faible proportion a des contrats de travail. Ceux qui sont en situation illégale sont raccompagnés en Roumanie avec une aide au retour (300 euros par adulte et cent euros par enfant) et peuvent bénéficier en Roumanie d’un projet de réinsertion financés par la France.

L’an dernier, 8.000 roms, dont 2.000 dans la seule région parisienne, ont été reconduits en Roumanie. Mais une partie revient clandestinement.

Lors de sa visite au centre de l’OFII, qui traite des dossiers de Roumains devant être reconduits dans leur pays, M. Lellouche s’était enquis des raisons de cette immigration en France, en s’entretenant avec les responsables et certains Roms présents.

Selon M. Lellouche, le sort précaire des Roms, leur non-intégration sur le marché du travail, l’absence de scolarisation des enfants et la mendicité ne sont pas une "affaire droite-gauche" qui opposerait la majorité et l’opposition.

Un des problèmes est qu’"il n’y a pas de garanties que ces roms ne reviennent pas" quand ils sont renvoyés, et l’un des objectifs du déplacement à Bucarest est d’"obtenir des garanties de la parti roumaine", notamment dans la répression des trafiquants, avait-il dit.

La Roumanie compterait 530.000 Roms selon un recensement, et 2,5 millions selon les ONG.

(©AFP, 10 février 2010)

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